Un jeune Massaliote d'aujourd'hui, qui se nourrit de savoirs et d'échanges, va nous entraîner dans ses découvertes en Guinée, avec un vitalisme et une foi à gommer bien des frontières. Venu explorer le monde des percussions auprès de Koungbanan Condé et Sékouba Camara, maîtres guinéens incontestés, Hamid Gribi nous livre en toute simplicité son expérience, où la musique devient prétexte aux rencontres.
Si l'enseignement du djembé ne s'écrit pas, ce récit nous éclaire sur les méthodes d'apprentissage de la musique traditionnelle en Afrique.
Le CD inclus nous transportera au coeur des rythmes de cette culture musicale ancestrale.
Livre paru aux éditions Takla-Makane en Octobre 2003
(www.takla-makane.com)
Ce livre est la transcription du journal de voyage d’Hamid Gribi, jeune marseillais parti en Guinée pour apprendre la djembé.
Il va passer quelques mois à Conakry auprès de Koungbanan Condé, un des plus grand maîtres Djembéfolas et de Sékouba Camara, un des plus grand chorégraphes–danseurs de Guinée
Ce récit nous plonge dans l’ambiance de la pure initiation à la musique africaine.
La description de la vie quotidienne d’hamid à Conakry avec des personnages hors du commun, côtoie ses pensées, ses rêves, ses joies, ses déceptions et les épreuves qu’il traverse.
En quelques pages, hamid nous fait découvrir une fabuleuse expérience, originale, courageuse et profonde. Certains y verront l’origine de la connaissance. D’autre un point de départ pour faire un beau voyage ou pourquoi pas leur destinée musicale.
C’est encore vers un voyage que nous entraîne hamid au cœur des percussions africaines.
Écouter, jouer, comparer, jouer, rejouer….
La litanie des leçons de Koungbanan est un recommencement sans fin. Nous y découvrons l’amour de la musique, son esprit, son énergie se retrouvent dans cet aspect initiatique à l’opposé des techniques traditionnelles écrites.
Nous voyons la faculté d’un maître à anticiper sur les besoins de son élève et surtout une autre manière d’aborder la Musique.
Ce monde va au-delà des instruments, des partitions, des notes et des théories…
Il est une expression de la vie, tout simplement. Que chacun y retrouve autant de plaisir et de joie, c’est le souhait d’hamid.
Aujourd’hui j’ai quitté la Guinée et un nouveau voyage a commencé.
C’est dorénavant avec la musique, et en elle, que je chemine.
Ce qui s’impose clairement à moi depuis mon retour et même depuis mon départ de Conakry, c’est que je dois raconter cette histoire, partager à mon tour avec d’autres cette connaissance ancestrale et surtout parler de tous ces gens, tous ces maîtres qui m’ont fait le don inestimable de leur temps et de leur savoir.
Comment expliquer avec quelques mots ce qui s’apprend à force d’écoute ?
………Parler de Tonton Sékouba et Tonton Koungbanan, de leur générosité, de leur talent et de la façon dont ils enseignent le djembé et la danse ; comment je l’ai entendue, l’ai reçu, avec peu de mots mais en jouant et jouant encore avec eux.
À mes yeux, leur grande force réside dans la capacité de donner à chacun ce qu’il peut recevoir au moment où il peut le recevoir. Lorsque tu n’arrives pas à jouer un rythme, Tonton Koungbanan est capable de trouver tout de suite les mots justes pour t’aider à avancer. Chacun évolue à son allure, reçoit à hauteur de ce qu’il donne.
La répétition mène à la perfection, mais le temps que cela te prend n’importe pas. Tu écoutes et joues jusqu’à être totalement imprégné du rythme. Pour commencer à entrevoir cela il faut imaginer un cours avec Tonton Koungbanan.
La voix de la connaissance passe d’abord par toi : écoute et reproduit ce que tu entends, jusqu’à ce que tout ton corps, toute ton âme, ressentent ce rythme instinctivement.
….Chaque rythme est comme un chœur de voix qui me chante une histoire; plus que leur logique rythmique, c’est bien le sens des rythmes que je ressentais. Au-delà des techniques d’enseignement, la musique reste la musique, dans tous les coins du monde;
Elle est l’expression d’un quotidien, d’une façon chaque fois unique de se situer dans ce monde;
Tonton est un guide exceptionnel pour moi, par ce que sans mots, sans sous-titrages, il m’a accompagné, il m’a donné tout ce que j’étais prêt à recevoir.
Apprendre la musique avec un maître africain c’est en même temps apprendre la vie, par ce que cette musique n’est que l’écho de cette vie.
L’expression des doutes et des certitudes, la voix des hommes de leur histoire; Alors je crois vraiment que pour apprendre la musique guinéenne, comme toutes les musiques, il est capital de se présenter à elle, sans à priori, sans certitudes déplacés et prés à se laissé guider.
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